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La saison sur route est terminée, l’hiver approche et il est temps de se poser pour digérer les kilomètres parcourus et les émotions vécues. La coupure est importante pour cela, et elle permet aussi de se projeter, déjà, vers le prochain exercice. Dans ce billet nous verrons comment bien gérer cette période pour une approche efficace de votre future préparation.

Crédit photo : Thomas Maheux

 

La coupure

 

Pourquoi ?

 

Comme nous le constatons chaque année, la nature a besoin de ses saisons creuses pour fructifier. Il en va de même pour votre organisme qui ne peut faire l’économie d’un vrai cycle de repos. Cette césure vous sera très bénéfique, aussi bien physiquement que psychologiquement. Et n’ayez surtout pas peur de « trop perdre » puisque votre niveau à la reprise ne prédira en rien votre capacité de performance aux premières courses.

 

Quand ?

 

Le calendrier des compétitions se vide souvent dès la fin septembre. Pour autant il n’est pas nécessaire de couper tout de suite. Il est plutôt bien vu de profiter des dernières douceurs et de prolonger les sorties « plaisir » jusqu’à début novembre. Comme cela vous vous évitez une reprise de l’entraînement trop précoce qui pourrait vous être préjudiciable au printemps.

 

Combien de temps ?

 

Nous préconisons entre 3 et 6 semaines de coupure. 4 semaines semblent être un bon compromis. En effet 1 mois off est suffisant, dans la très grande majorité des cas, pour régénérer complètement l’organisme. Bien sûr, si vous venez de terminer votre saison dans un état de surentraînement avancé, vous pouvez prolonger cet arrêt de plusieurs semaines encore pour retrouver un état de santé stable nécessaire à vos futures performances.

 

Comment ?

 

La coupure complète semble être plus efficace que la coupure mêlée à d’autres activités physiques, même si une randonnée ou un football entre amis de temps en temps ne peuvent pas faire de mal. Mais évitez une pratique sportive régulière. N’oubliez pas que votre corps à besoin de se reposer pour progresser davantage par la suite.

 

Le bilan

 

Profitez de cette période pour réaliser un bilan sportif et de santé afin de repartir sur des bases saines et solides à la reprise.

 

Le bilan de votre saison

 

Pour retirer tous les bénéfices de vos expériences, il est important de prendre un temps pour l’analyse des réussites et des difficultés rencontrées tout au long de l’année écoulée. Commencez par étudier l’entraînement que vous avez effectué et ses répercussions. Retenez bien sûr les expériences positives pour les reconduire l’année suivante. Par exemple si votre travail de force a porté ses fruits, ne le négligez pas dans votre future préparation. Mais n’oubliez pas non plus d’analyser vos échecs, vous y apprendrez de grandes choses ! Et enfin, scrutez les nuances, c’est-à-dire les défauts de timing ou les détails qui ont finalement joué sur vos performances. Je pense notamment aux pics de forme décalés d’une semaine, chose assez courante dans le cyclisme et facilement ajustable.

 

Pour cet exercice de bilan nous vous conseillons de vous appuyer sur un regard extérieur compétent qui saura analyser votre saison avec plus de recul et vous apporter une dose d’expertise nécessaire.

 

Le bilan médical

 

Mettez également à profit votre coupure pour effectuer les bilans médicaux de bases tels que la prise de sang complète et le bilan dentaire, auxquels vous pouvez ajouter si besoin un bilan postural auprès de votre kinésithérapeute ainsi qu’un bilan podologique. Et si vous avez la chance de posséder déjà votre vélo pour la saison prochaine, réfléchissez à réaliser une étude posturale avec votre machine. Cette démarche est souvent plus rentable pour la performance que d’investir dans du matériel de pointe mais pas toujours adapté à votre personne.  

 

Fixation des objectifs

 

Pour terminer, et avant de vous projeter sur votre prochaine planification, réfléchissez à vos objectifs !

 

Pour vous diriger, appuyer vous sur l’acronyme SMART (moyen mnémotechnique). Vos objectifs doivent être :

Spécifiques, ou personnalisés.

- Mesurables (un résultat, une puissance cible à l’entraînement, un chronomètre…)

- Atteignables. Privilégiez des objectifs de difficulté moyenne, ni trop ambitieux, ni pas assez.

- Réalistes. Vos objectifs doivent s’inscrire dans un cadre réaliste, aussi bien au niveau de la difficulté, qu’au niveau matériel.

- Temporellement définis, c’est-à-dire avec une date butoir et éventuellement avec des dates intermédiaires.

 

En outre, définissez-vous des objectifs de résultats ainsi que des objectifs de moyens, en insistant davantage sur ces derniers. En effet les objectifs de résultats peuvent être anxiogènes alors que les objectifs de moyens sont motivants. Par exemple vous désirez faire un TOP 100 sur l’étape du tour, concentrez-vous surtout sur les moyens que vous allez développer pour y arriver. Concrètement cela peut donner comme objectifs de moyens : gagner 20W sur un test 20min en bosse; être plus à l’aise techniquement dans les descentes; perdre 2kg etc.

 

Conclusion

 

L’hiver est souvent synonyme de saison creuse pour les cyclistes. Pour autant, cette période n’est pas dénuée d’intérêt, loin de là ! Profitez-en, dans un premier temps, pour vous ressourcer, faire le bilan de votre pratique et de votre personne, et pour déjà poser les bases de votre future préparation en choisissant bien vos objectifs.

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