Action.... Coupez !

La saison se termine pour tout le monde (sauf les crossmen !) et il est donc temps de penser à couper et recharger les batteries. Dans cet article nous réfléchirons ensemble aux différentes options qui s’offrent alors à vous et essayerons de déterminer la meilleure approche pour aborder 2019 dans les meilleures conditions.

La coupure, quels objectifs ?

Lorsque l’on programme une période de repos il est primordial de comprendre pourquoi on le fait et quel est l’impact recherché.

Une régénération psychologique

C’est le point le plus important. La saison d’un cycliste n’est pas un long fleuve tranquille et la motivation s’émiette parfois en cours de route. Il n’y a rien de pire que de se remettre en selle en sortie de coupure sans avoir refait le plein d’envie et d’énergie positive. Il faut donc avant tout s’accorder le repos que l’on estime nécessaire pour cela. Pour certains, 2 semaines sans vélo suffisent. Pour d’autres, il faut 2 mois… Et surtout évitez de céder à votre culpabilité, elle ne vous mènera à rien de bon. Préférez être à l’écoute de votre corps et de votre humeur, ils seront les meilleurs guides pour vous faire faire les bons choix.

Préparer la saison suivante

Bien sûr la coupure est aussi la première pierre posée à l’édifice de votre prochaine saison. Le repos doit donc aussi être organisé dans une optique de progression future. Et nous verrons par la suite quelles sont les meilleures options théoriques pour remplir cet objectif.

A quel moment ?

Couper, cela s’anticipe ! Pour organiser son repos il faut déjà planifier sa reprise voire son entraînement (dans les grandes lignes) jusqu’aux premiers objectifs en 2019. On ne fera pas la même coupure si on termine les compétitions début octobre, que la reprise s’effectue début février et que les premiers objectifs sont en mars, ou que l’on termine début septembre pour une reprise en compétition fin mars. Ci-dessous deux exemples de coupures dans des contextes complètement différents :

Un professionnel qui termine sa saison à Paris-Tours (07 octobre) et reprend au GP de la Marseillaise (fin janvier)

Roc d’azur le 14 octobre et entraînement libre la semaine qui précède

Coupure complète sans activité physique 10 jours

Préparation physique légère (1 jour sur 2) pendant 11 jours

Reprise du vélo au 22ème jour

Un cyclosportif qui termine sa saison le 02 septembre et qui reprend les compétitions début avril

Maintien d’une activité cycliste sans contraintes jusqu’à début novembre

2 semaines de coupure complète du 5 au 18 novembre

Reprise d’une activité physique mais sans vélo jusqu’au 01 janvier

Reprise du vélo début janvier

Combien de temps ?

En 2010, une étude menée par Garcia-Pallares et s’appuyant sur des Kayakistes de très haut niveau a montré qu’une coupure totale prolongée, comparé à un maintien d’une activité physique légère pendant la même période, augmentait le risque de blessures en reprise et impactait négativement la progression lors des premiers cycles d’entraînement. Il apparait donc plus judicieux de ne pas s’arrêter totalement pendant plusieurs semaines.

Nous préconisons donc un arrêt complet de l’activité limité de 1 semaine à 2 semaines maximum. Puis rapidement la reprise d’une activité qui n’est pas nécessairement du vélo. C’est davantage cette période active mais sans vélo qui doit évoluer, selon nous, en fonction des objectifs futurs et des besoins psychologiques de l’athlète.

Quel contenu ?

À la suite de cet arrêt complet de 1 à 2 semaines, nous conseillons une reprise progressive avec des activités comme la course à pied, la natation, la marche voire même des sports collectifs si c’est une envie de l’athlète. En outre, c’est aussi la période idéale pour multiplier les séances de préparation physique dont on connait aujourd’hui l’efficacité dans les sports d’endurance.

Autre aspect très important : l’hygiène de vie ! Trop souvent on pense qu’en coupure il faut « se lâcher à fond » pour mieux « faire le job » en saison. Mais cela est contreproductif ! Si le coureur grossit et accumule trop de fatigue durant son break, il subira le contrecoup lors de sa reprise et mettra beaucoup plus de temps pour revenir à son meilleur niveau. Evidemment, les excès ne sont pas non plus à proscrire complètement mais nous vous invitons à fuir les extrêmes aussi bien en hiver qu’en pleine saison.

Proposition d’un modèle

Voici un exemple qui peut vous servir de modèle de base... A adapter bien sûr à vos besoins propres !

Et pour individualiser ce travail, n’hésitez pas à vous rapprocher de nos experts BRAQUET LIBRE !

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