Dossier : Qu'est-ce qu'un bon entraineur ? Partie 3

A quoi reconnait-on un bon entraîneur en cyclisme ? Cette question, nous nous la posons à BRAQUET LIBRE. Bien sûr, il est impossible d’y apporter une réponse définitive. Néanmoins, le débat permet d’échanger et d’approfondir le point de vue particulier de chacun de nos coachs. Dans chaque article de ce dossier, un entraîneur BRAQUET LIBRE nous présentera sa vision de l’entraînement et nous partagera les réflexions qui l’animent au quotidien dans son métier. Aujourd’hui, c’est au tour de Alexis BRODBECK de tenter de répondre à cette question : « qu’est-ce qu’un bon coach ? ».



Comprendre l’humain avant l’athlète :

Ma priorité est d’apprendre à connaitre l’humain en vue de comprendre au mieux le coureur tout au long de notre collaboration. Il est important pour moi d’être à l’écoute et d’instaurer un dialogue avec le sportif.

Pour se faire, je tente, en fonction des objectifs du coureur, d’identifier les éléments qui me permettront de définir les grandes lignes de l’entraînement.

Parmi ces éléments, je peux par exemple citer : son âge, sa pratique, ses disponibilités, et son expérience, mais également des choses plus personnelles telles que ses émotions ou encore ses motivations.

Mon but est simplement d’instaurer une relation de confiance entre l’entraîneur et l’entraîné.

Un mélange de théorie et de pratique :

Selon moi, la qualité première d’un coach est de réussir à mettre en relation ses connaissances théoriques avec des situations pratiques, en fonction des objectifs de l’athlète.

J’essaie toujours d’être au maximum à l’écoute, et de trouver la meilleure manière de communiquer les informations pertinentes et nécessaires à la progression de mon athlète.

A mon sens, l’entraîneur est un expert qui se doit de maîtriser les fondamentaux de l’entraînement et de la récupération, mais aussi de se tenir informé de toutes les innovations afin d’apporter des situations nouvelles au sportif.


Des variables, de l’expérience et du plaisir :

Préparer un objectif, c’est mener au mieux la préparation du coureur en fonction de différentes variables « maitrisables », comme par exemple la charge d’entraînement ou encore son niveau de fatigue.

Aussi, il faut savoir composer avec des variables que l’entraîneur ou le coureur ne vont pas forcément maîtriser ; une maladie, une blessure, par exemple, vont directement impacter sa préparation.

Ces variables, que l’on retrouvera forcément durant une préparation, nous demandent d’être réactif afin d’adapter au mieux l’entraînement en fonction de la situation.

Grâce à son expérience, le coach pourra optimiser le potentiel du coureur, le motiver dans des situations difficiles, mais également le modérer dans les moments d’euphorie après des victoires ou des réussites.

Pour ma part, le plaisir a une place très importante dans ma façon de travailler et de préparer un objectif, il est directement lié à la compréhension des motivations du coureur abordées ci-dessus.

Le mot de la fin

Pour conclure, il semble difficile d’apporter une réponse tranchée à cette question : « qu’est-ce qu’un bon coach ? ». Il existe une multitude de façons d’aborder la fameuse question. Le plus important selon moi étant d’être à l’écoute de son athlète, de s’adapter à des situations diverses, de partager ses connaissances et son expérience. Si vous désirez approfondir ce sujet, non plus en théorie mais en pratique, je vous invite à passer le cap et à essayer. Et pour cela, il y a Braquet Libre !

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